Bien, continuons sur notre lancée, après avoir rapidement épluché ce qui fait qu'AmigaOS est un système d'exploitation cher à ses utilisateurs, il est temps de rentrer un peu plus dans le détail et d'expliquer.
C'est vrai, après tout, il est facile de dire qu'AmigaOS est un système très séduisant, mais le plus dur reste quand même à faire comprendre pourquoi et comment quelqu'un de sensé peut qualifier un amas de bits et d'octets comme quelque chose de « séduisant ».
Un petit rappel tout d'abord, AmigaOS est un système dont l'évolution a été naturellement développée par une équipe du temps de Commodore qui l'a amené à la version 3.1 qui est la plus importante mise à jour du système à l'époque.
Ca, c'était jusqu'en 1992 puis vint la chute de Commodore … et l'arrêt brutal du développement d'AmigaOS.
S'en suivit une longue période de trouble dont on est toujours pas complètement sorti qui virent évoluer le système de manière plus anarchique mais dans l'ensemble, on ne s'en tire pas trop mal car en dehors de quelques améliorations notables (surtout dans le support matériel) avec l'arrivée des systèmes RTG et RTA (on y reviendra), les fondements du système n'ont pas fondamentalement changés depuis cette version 3.1 … et c'est plutôt une bonne chose.
La même ligne de conduite quoi qu'il arrive !
La devise d'AmigaOS pourrait se résumer à ceci : Rapidité, simplicité, efficacité et liberté.
Quels qu'aient été les évolutions de l'OS, s'il y'a bien une chose de remarquable, c'est la volonté acharnée des développeurs de toujours trouver des solutions élégantes et optimales pour le fonctionnement de l'OS.
C'est typique d'un système animé par une communauté de passionnés mais ce qui est étonnant c'est qu'en dehors de quelques « erreurs de parcours », on a réussi à éviter une trop grande « bordélisation » du système que l'on peut retrouver sous Linux par exemple (pourtant lui aussi animé par une communauté de passionnés) et aujourd'hui, plus de 10 ans après la dernière version de l'équipe d'origine, le système reste très proche de sa philosophie d'origine et ses auteurs ne renieraient sans doute pas la plupart des évolutions qui sont apparues depuis 1992.
Rapidité : on en a déjà parlé, ce qui fait la rapidité du système, c'est déjà sa légèreté, quelques dizaines de Mo sur disque et une sobriété d'ascète pour ce qui est de la consommation mémoire, mais c'est surtout un leitmotiv qui revient en permanence chez la plupart des développeurs sur Amiga : l'optimisation !
Haaa … voici LA clé de la réussite !
L'optimisation, c'est la volonté de tirer les tripes de la machine, de faire faire à cette vieille carcasse 200% ou plus de ce pourquoi elle a été prévue à l'origine … bref, ça s'appelle niveler par le haut et quand on constate qu'un OS comme AmigaOS tourne sans broncher et sans se traîner sur un 68020 à une poignée de Mhz (équivalent grosso modo à un petit 386 pour ceux suffisamment anciens ici qui se rappellent de l'époque où les processeurs Intels ne s'appelaient pas encore Pentium
), on imagine sans peine qu'il en sera de même voir mieux, sur une architecture encore plus performante.