Ce fut l’année charnière, avec des bonnes mais aussi des mauvaises nouvelles. L’année commença avec l’annonce d’une baisse de prix pour la majorité des produits en Février, suivi en Avril de l’annonce d’un Commodore venant de battre tous ses précédents records avec près de 100.000 ventes depuis le lancement de l’A1200. Cependant, la compagnie continuait d’annoncer des pertes.
Cela ne l’empêcha pourtant pas de diversifier sa gamme avec l’annonce d’une troisième machine AGA appelée CD32. Similaire au CDTV, c’était un Amiga sans clavier (dans le cas présent, un A1200) qui devait être vendu aux réfractaires de l’informatique. Quelques indications montraient que Commodore avait finalement appris, et que beaucoup avait été fait pour que la machine soit la première console 32 bits CD. Un effort avait même été fait pour encourager les développeurs à sortir leurs produits sur cette console. Ce stratagème semblait avoir fonctionné.
Entre le lancement en Septembre 1993 et l’année suivante, les titres CD32 dépassèrent les sorties CDs des autres plates-formes (Mega/Sega CD ou le naissant CD-Rom PC). Toutefois, la machine était appelée à essayer de creuser un fossé sur le marché des consoles, alors que les plates-formes 16 bits semblaient avoir saturer et dominer ce marché. De plus, de nombreuses voix s’élèvèrent aussi contre Commodore qui n’avait pas résolu le problème qu’il avait déjà rencontré avec le CDTV : l’absence de titres multimédias et éducatifs. Durant ses prémices, ce créneau sera très bien exploité par le CD-Rom PC.
L’A1200 restait la machine la plus désirée de l’année 1993, mais le PC restait là en vautour, prêt à s’attaquer au marché traditionnel de l’Amiga, l’informatique domestique.