He bien he bien, bienvenue dans cette nouvelle rubrique destinée à permettre à ceux qui savent d’expliquer certaines choses à ceux qui veulent savoir !
Fut un temps, je « griffais », aujourd’hui j’explique… c’est sans doute ça qu’on appelle l’évolution.
Alors, pourquoi cet article ?
Et bien, comme beaucoup ici, je suis un régulier du site ainsi que de son forum et une question qui revient souvent, et même de plus en plus souvent je dirais, c’est « bonjour, je suis un ancien fan d’Amiga, ça a bercé ma jeunesse et j’ai découvert par hasard que ça existait encore, j’aimerais bien m’y remettre : comment qu’on fait ??? »
Dans un autre genre mais au but approchant : « Bonjour, je suis nouveau ici, je connais rien à l’Amiga, ça a l’air cool, keksé ? Comment ça marche ? Qu’est-ce que ça fait ? A quoi ça sert ? Vous aimez les chiens ? »
Que de questions fort légitimes auxquelles nous nous devons de répondre, c’est en tout cas la mission que je me suis fixée.
Un peu d’histoire
La plupart des amigaïstes « confirmés » pourront sauter ce passage qui n’a d’ailleurs aucune vocation historique, il s’agit simplement d’expliquer à toi, lecteur nouvellement arrivé, le parcours d’une légende de l’informatique qui, comme toute légende se doit de l’être, a eu une histoire que ne renierait aucun scénariste de Dallas, Amours, Gloire et Beauté et consorts .
Tout commence au début des années 80 grâce à un homme qui s’ennuyait à mourir à améliorer doucettement des consoles 8 bits sans intérêt (du moins pour lui) dans un laboratoire. D’Atari.
Cet homme, c’était Jay Miner.
Avec l’aide d’un ancien collègue à lui et après avoir gratté les fonds de tiroir et trouvé quelques investisseurs, il crée Hi-Toro, une société dont le but était de développer LA machine de jeu qui allait révolutionner le marché.
Décidément la fée bleue ne s’était déjà dès le départ pas penchée sur le bon berceau, quelques temps après, Hi-Toro se sent quelque peu forcée de changer de nom pour éviter qu’on la confonde trop souvent avec une marque de tondeuses à gazon homonyme . Comme notre bonhomme était un bon vivant, il a voulu un nom plutôt agréable et il n’a rien trouvé de mieux que « Petite Amie » en espagnol, à savoir « Amiga » dans le texte !
Non seulement c’était un génie en électronique mais en plus, il nous avait caché qu’il était doué en marketing le bougre !
Puis vint . 1984 !
C’est que, la petite entreprise était certes en train de révolutionner le monde de l’informatique vidéo ludique, elle n’en restait pas moins un gouffre financier, résultat des courses, Amiga Inc. n’avait plus d’argent pour continuer, il fallait trouver des investisseurs.
Arrive donc le Consumer Electronics Show (C.E.S.) où fut présenté pour la première fois, le prototype de ce que serait le futur Amiga : le Lorraine.
La petite était belle et ses parents tout fiers, malheureusement, c’était déjà la crise dans le milieu et bien qu’ayant une dot fort attractive, les investisseurs ne se sont pas bousculés.
Après maintes péripéties et empêtrée dans le linge sale de Commodore et Atari à l’époque, c’est finalement Commodore qui remporte la mise en devient officiellement le premier « racheteur » d’Amiga Inc. . Comme quoi le destin de la petite était tracé dès le départ.