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   Histoire : 1984, les premières salves.
 Mis en ligne le 29 octobre 2005 |

Après deux années de développement, le monde allait enfin poser un premier regard sur la machine d’Amiga Inc. Afin de trouver des financements, le Lorraine fut ainsi dévoilé à plusieurs investisseurs intéressés lors du CES (Consumer Electronics Show) de Chicago le 4 Janvier 1984. Toutefois, les puces « maisons » n’étaient toujours pas finies et le projet dans son ensemble dépendait encore de 4 circuits « imprimés ». Pendant la présentation, RJ Mical et Dale Luck écrivirent l’animation d’une balle qui rebondissait (il s’agissait d’une démonstration d’une sphère rouge et blanche rebondissant contre les bords de l’écran). La « Boing Ball » allait bientôt devenir le symbole des prouesses techniques de l’Amiga et allait, bien plus tard, être adoptée comme symbole de rebellion contre la gestion de Commodore. Bien qu’il y ait eu des intérêts exprimés envers la machine durant cette exposition, aucun accord ne fut signé ou trouvé.

Les dettes continuaient de s’accumuler, et l’équipe d’Amiga fut alors obligée de mettre en jeu tout ce qu’elle possèdait. Dave Morse, par exemple, prit une deuxième hypothèque sur sa maison. Afin de trouver des fonds extérieurs, Amiga Inc. fit appel à Sony, Apple, Silicon Graphics, Atari et quelques autres. Même si ces compagnies étaient intéressées par l’Amiga, aucune ne proposa d’offre acceptable. Steve Jobs, pour Apple, prétexta qu’il y avait trop de composants, même si la nouvelle carte-mère utilisait trois puces… Seul Atari Inc. (dirigé par Warner) fit une offre sérieuse pour les puces Amiga et leur prêta 500.000 $, permettant à Amiga Inc. d’attendre qu’un accord de licence soit trouvé. Dans une interview de 1992, Miner indiquait que cette offre était en fait une tentative pour tout faire capoter :

Atari nous donna 500.000 $, accompagnés d’une clause qui nous laissait un mois pour trouver un accord avec eux sur le futur des puces Amiga ou pour les rembourser. Le cas échéant, ils avaient les droits. C’était de la folie que d’accepter, mais il n’y avait pas d’autre choix.

Les tentatives d’accords entre Amiga et Atari Incorporated stipulaient qu’Atari achèterait un million d’actions Amiga à 3 $ pièce au 1er Septembre.Toutefois, Atari savait qu’Amiga Inc. ne pouvait pas rendre l’argent, et commença à abuser de la situation en diminuant le montant de leur offre à 98 cents par action. Et pour aggraver le tout, Atari désirait uniquement la technologie Amiga afin de s’introduire sur le marché des 16 bits avant Commodore (qui travaillaient alors sur une machine Unix). Atari n’avait que faire de l’équipe qui avait créée l’Amiga. À contrecoeur, Amiga accepta l’offre. Cependant, le marché avec Atari allait vite tourner à l’aigre. Le mardi 3 Juillet, les employés d’Atari étaient informés que tous les projets 8 bits étaient annulés et que le projet Amiga était également en suspens. Face à cette annulation, l’équipe d’Amiga commença à chercher d’autres possibilités dans le but de trouver un nouvel acquéreur.

Pendant ce temps là, Jack Tramiel avait quitté Commodore avec la moitié du personnel et était poursuivi par la compagnie pour violation de secret. Quelques jours plus tard, Tramiel achetait la compagnie Warner’s Atari Consumer afin de s’accaparer ses chaînes de montage et de disribution, et renomma Tramiel Technologies en Atari Corp. Après cela, il découvrit l’accord original passé entre Atari et Amiga. Il engagea le 13 Août, à la cour supérieure de Santa Clara, un procès de 100 millions de dollars contre Commodore et Jay Miner, prétextant une rupture de contrat. Atari indiquait qu’Amiga traitait avec d’autres acheteurs potentiels après avoir accepté l’accord de licence exclusive des microprocesseurs à Atari en échange des 500.000 $ payés d’avance. Afin de se venger de son ancienne compagnie qui le poursuivait, Tramiel désirait des dommages et intérêts et une injonction qui empêcherait Amiga de fournir ou de vendre ses puces à d’autres.

Heureusement, l’aide arriva quand Commodore jugea qu’Amiga avait de la valeur. Deux jours plus tard, le 15 Août, Commodore International Ltd. annonçait qu’il allait racheter la dette d’Amiga Inc. L’équipe d’Amiga persuada même Commodore de faire monter la valeur de l’action à 4,25 $ et de lui donner un million de dollars pour payer la dette contractée auprès d’Atari. En quelques semaines, la machine et ses créateurs se retrouvaient dans la filiale nouvellement créée « Commodore – Amiga Inc. » et ils continuaient de développer le nouvel ordinateur Amiga avec 27 millions de dollars d’extra. L’Amiga venait d’être sauvé !

Le nouveau né « Commodore – Amiga » commença d’abord par améliorer le design de l’Amiga, transformant la machine de jeu qu’était le Lorraine en ordinateur à part entière, qui deviendrait par la suite le Commodore – Amiga 1000. L’ordinateur avait, à l’époque, des capacités de station de travail haut de gamme. La mémoire avait été doublée pour atteindre 256 ko, et un boîtier fut construit (de type « garage », permettant de cacher le clavier en-dessous). Jay Miner se souvenait, dans une interview accordée à AUI en 1992, de ses premiers jours chez Commodore avec nostalgie :

Commodore fut très bon pour Amiga au début. Ils ont permis des améliorations que nous désirions mais que nous ne pouvions faire faute de moyens. Au départ, l’Amiga n’avait que 320 couleurs affichées à l’écran, ceci même en mode 640. Ils ont également amélioré la couleur en déplaçant le convertisseur NTSC hors de la puce. Ils ont remboursé nos créanciers, y compris nos prêts et hypothèques contractés pour sauver la compagnie et ils nous ont offert de belles installations à Los Gatos. Le plus surprenant fut, en cette année 1984, l’envoi de tous les membres de la société, accompagnés de leurs femmes et compagnes, à New York pour une grande fête organisée pour le lancement de l’Amiga, au Rockfeller Center.

Pour ceux qui savent comment Commodore a traité Amiga par la suite, ces premiers jours furent d’une générosité inhabituelle. Commodore pensait sans doute avoir trouvé le graal du marché des 16 bits. En échange, Commodore insista sur le calendrier. Prévu à l’origine comme un système entierement gérable à la souris, « Intuition » prit un certain temps avant de devenir un système complet. Afin de tenir ses délais, Commodore employa donc des développeurs anglais de chez MetaComCo afin de porter une version de « Tripos » et de l’intégrer dans le code existant (notez les similitudes avec la décision « Linux » de 1999). Cependant, le résultat fut loin des attentes de Jay et de son équipe, car de nombreuses caractéristiques manquaient à l’appel (comme le resource tracking, etc.).

Traduction d’AmigaHistory.co.uk par BatteMan



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