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   Histoire : 1998, deuxième objectif : Aider le dév’ de produits basés sur des standards ouverts.
 Mis en ligne le 2 février 2006 |

Changement de direction.

Rétrospectivement, les premiers signes apparaissent avec l’annonce du Joe Torre PPC au début de l’année. Bien sûr, Amiga Inc. était incapable de faire ça par elle-même, mais ils étaient ouverts sur l’idée que cela fut porté sur une machine non-68k. Tout cela fut suivi des commentaires de Jeff Schindler lors du salon de St. Louis dans lesquelles il déclara qu’Amiga Inc. était plus intéressé par le développement de logiciels et laissait le développement hard à d’autres sociétés. Une déclaration qui ferait grand bruit quand elle sera réitéré par Tom Schmidt en Septembre 1999.

Des rumeurs prétendaient qu’une annonce de taille serait faite lors du World of Amiga de Londres. Mais, la nouvelle qui choqua tout le monde fut le revirement d’Amiga Inc. qui contredissait toutes ses dernières annonces. En effet, elle déclarait alors que le futur de l’Amiga ne serait plus le PPC mais passerait par le marché de la Digital Convergence (terme nouveau : l’informatique se retrouve partout dans les ustensiles électroniques de la vie quotidienne comme le téléviseur ou encore le micro-onde. Sous ce terme fourre-tout, tout ce qui est électronique est alors reconnu comme un ordinateur capable de lancer un OS capable de lui faire effectuer ses tâches efficacement). Dans un mouvement qui semblait inspirer par la maison-mère Gateway, ils annonçaient que le nouvel Amiga tournerait sur un processeur top-secret et utiliserait un kernel développé ailleurs. La société prévoyait d’annoncer ce partenaire pour le kernel, mais au dernier moment, ils furent obligés de taire son nom à cause d’un désaccord non connu entre les deux parties. Plus tard, il sera révélé que ce partenaire devait être Be, qui aurait laissé Amiga Inc. utiliser le kernel de BeOS comme base pour leur OS.

On parlait aussi du processeur inconnu surnommé MMC (Monster Mystery Chip) dans la communauté Amiga. Les indications sur ses performances semblaient flatteuse avec la possibilité de traiter 400 millions de pixels à la seconde.

Ils rajoutèrent que la première étape passerait par la sortie d’un système réservé aux développeurs basé sur un x86, système qui ferait tourner une version beta de l’OS. Confusément appelé AmigaOS 4.0, il serait légèrement lié aux précédentes versions et ne serait qu’une étape vers le produit final appelé AmigaOS 5.0. Ce système développeur était prévu pour Novembre, appelé par certains la « November Box ». Le choix du x86 rendit fou de rage les anti-Intel.

Usenet et les mailing-lists s'emplirent alors de mots fleuris envers Amiga Inc. et nombreux furent ceux qui déclarèrent ne plus supporter l’Amiga. Amiga Inc. réagit aussitôt, reprécisant que l’AmigaOS 4.0 (qui deviendra plus tard OS5Developers, AmigaSoft et enfin Amiga OE) n’était qu’une plate-forme de transition qui ne serait utilisée que par les développeurs et que le produit final arriverait dans l’année 2000. Les réponses à cette nouvelle furent mitigées. Beaucoup percevaient cela comme une trahison tandis que les autres voyaient ça comme l’unique chance de survie de l’Amiga. Si Amiga Inc. développait ses nouveaux produits à base de standards ouverts, l’Amiga devait mourir pour renaître, au lieu de s’accrocher à son passé.

Pour les utilisateurs Amiga du WOA de 1998, les choses étaient claires. Les systèmes basés sur l’AmigaOS 3.x allaient connaître une retraite « gracieuse » lorsque les nouveaux Amiga seraient là. Pour éviter toutes confusions avec les nouvelles machines, les systèmes PPC et 68k furent baptisés « Amiga Classic ». Heureusement, quelques bonnes nouvelles pointaient le bout de leur nez. Sachant que cela mènerait à la fin du marché Amiga existant, Phase 5 et Haage & Partner tranchèrent dans le débat sur le kernel PPC et produisirent une alternative unifiée du système en développement. Ils proposèrent de développer un système pour Amiga Classic PPC. Derrière cette offre, Phase 5 s’occuperait du hardware et H&P ferait le côté logiciel. L’histoire montrera que cela ne se fera jamais, même si H&P reproposera cette idée très brièvement à la fin de l’année 1999.

Les spéculations allaient bon train les mois suivants. Il était évident que les spécifications n’étaient pas gravées dans le marbre et qu’elles pouvaient encore changer. Vers la fin de l’année 1998, le ‘MMC’ revenait sur le devant de la scène, et on apprenait que ses spécifications étaient liées à la carte qui lui serait associée. Fleecy Moss expliqua que le hard n’avait pas d’importance, et que l’OS serait la force majeure de la machine. Il précisait que l’année précédente, ils avaient la carte graphique du ‘MMC’, mais la société qui devait la produire avait été rachetée. Le producteur de cette carte mystère semblait se préciser alors. Il s’agissait de Chromatic qui avait été racheté quelques temps plus tôt par ATI. Pendant ce temps là, la communauté Amiga devenait de plus en plus impatiente en l’absence de nouvelle sur le partenaire de l’OS. Il était connu que l’accord avec Be avait échoué, et la limite de 30 jours donnée pour la prochaine annonce était déjà fortement dépassée. Finalement, l’annonce se fit lors du salon Computer ’98 du 15 Novembre et révèla que le partenaire OS était QNX (prononcé Q-Nix). Le kernel Neutrino QNX fut bien accueilli par la communauté. Bien que peu connu, cet OS semblait être le successeur de l’AmigaOS. Son design très performant permettait au kernel de peser 50 ko. Il pouvait également faire tourner un serveur web ainsi que de nombreux utilitaires sur une simple disquette. Une performance que même l’Amiga ne pouvait pas faire. La bonne nouvelle fut vite suivie par une mauvaise, Fleecy Moss était mis à la porte d’Amiga Inc. alors qu’il était en charge de nombreux projet. On eut alors peur que l’AmigaOS 3.5 ne soit annulé. Après discussions, Haage & Partner en reprit le développement. Cependant, le traitement fait à Fleecy poussait de nombreux développeurs à quitter Amiga Inc., ce qui sera dommageable pour le projet OS3.5.

Cette année 98 était le reflet du désir de développement d’un nouveau produit. Pour la première fois en cinq ans, les plans semblaient permettre un retour de l’Amiga. Cependant, tout développement avait un coût et cela pourrait également amener le marché à être scindé en deux, entre les utilisateurs QNX et les utilisateurs Amiga. La société avait semblé à l’agonie plusieurs fois mais était toujours revenu plus forte et plus ambitieuse. Une fois de plus, le marché amiga accepta la situation, et la valeur de QNX semblait justifiée. Le futur semblait prometteur mais serait bientôt terni par de mauvais choix dont celui de vouloir faire de l’Amiga un concept marketing.

Traduction d’AmigaHistory.co.uk par BatteMan




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