Entrevue avec Armin Sander

Le magazine Obligement publie aujourd’hui une entrevue avec Armin Sander, le codeur allemand qui a réalisé le logiciel de création musicale Oktalyzer.

 

Entrevue en français : http://obligement.free.fr/articles/itwsander.php

Entrevue en anglais : http://obligement.free.fr/articles_traduction/itwsander_en.php

 

(19 commentaires)

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  1. La dernière question sur la nostalgie concerne beaucoup d’entre nous :
    « Les choses que l’on possède finissent par nous posséder. »

    • on 10 avril 2014 at 14 h 37 min

    Oui a priori il est passé a autre chose ….

    • Jul on 10 avril 2014 at 15 h 20 min

    Entrevue intéressante, merci Daff. 🙂

    @Denis & ElGringo:
    Il n’y a pas de honte à être nostalgique. Sans les nostalgiques il n’y aurait aucune collection et le morne serait bien triste. Lui fait du violon électrique pendant ses loisirs, nous nous continuons à faire vivre de vieilles machines. Chacun ses passes-temps. 🙂

    • Daff on 10 avril 2014 at 16 h 00 min
      Author

    JuL : merci à DenisPaul, moi je n’y suis pour rien 😉

    • AmiDARK on 10 avril 2014 at 17 h 45 min

    DenisPaul : Tout dépend de la relation que l’on accorde aux choses …

  2. @AmiDark
    Souvent je me pose la question, à moi qui passe beaucoup de temps à rafistoler mon Amiga, comme beaucoup ici. A quoi ça sert ?

    Certains vont de l’avant, comme le fait Armin Sander qui cherche à apprendre les nouvelles choses. Quand j’ai interviewé ce mec, moi qui l’admire tant, qui est passé tant de temps à composer des trucs sur son logiciel il y a 20 ans. Je découvre qu’on a quasiment le même âge et je prends conscience que je stagne un peu et que lui a fait beaucoup de choses. Sa conclusion a été pour moi un vrai choc. J’ai eu l’impression d’être un fan ridicule qui interviewait sa star et que la star avait oublié ce qu’elle avait créé alors que moi je n’ai jamais oublié.
    Je suis à moitié tourné vers le futur, car beaucoup de nouveautés m’enthousiasment encore. J’enseigne l’informatique et les nouvelles technologies. Mais mon Amiga et d’autres vielles choses m’apportent beaucoup. Finalement, je pense que tout est une question de dosage, si on se réfugie trop dans la nostalgie et qu’on voue un culte à nos Amigas, ça peut devenir malsain. A l’inverse, nier le passé et foncer systématiquement vers les nouveautés et les modes peut devenir très vide de sens aussi.
    Par exemple, le devoir de mémoire de notre Histoire pour ne pas recommencer les saletés est une bonne chose. Vaste question !

    • ACE on 10 avril 2014 at 21 h 10 min

    perso je pense qu’on peu aller de l’avant (je suis linuxien) et aimer son passé (amigaiste) l’un et l’autre ne sont pas incompatible, il faut faire la part des choses.

  3. Ces considérations sont profondément intimes en définitive…

    Quand j’ai eu mon Amiga, à l’époque, j’étais happé par l’excitation de tant de nouveautés, de nouvelles possibilités. J’ai vécu plusieurs années fascinés par la nouveauté et le progrès technologique.

    Aujourd’hui, je suis blasé, car les possibilités sont toujours repoussées, mais moi ai bien peu évolué : tant de temps aurait pu être mis à contribution différemment. Du coup, la nostalgie me permet de me replonger dans cet état d’esprit de satisfaction naïve (puisque dans l’absolu, ces vieux softs, qui étaient brillants, le sont toujours !).

    Je ne pense pas que ce soit problématique, dès lors qu’on l’assume en pleine conscience. C’est une manière d’apprécier les choses telles qu’elles sont, et non pas comparativement à ce qui existe par ailleurs. Il ne s’agit pas non plus de dire « non » au progrès qui bénéficie à tout un tas d’applications concrètes. Puisqu’en ce qui me concerne il ne s’agissait que d’un hobby, la nostalgie peut peut-être jouer ce rôle de « remettre les choses à leur place » : si on pouvait s’amuser avec il y a 20, pourquoi pas aujourd’hui ?

  4. … car finalement, la conclusion sur « les choses finissent par nous posséder », peut tout aussi bien concerner l’attitude qui consiste à ne pas pouvoir s’empêcher de rester constamment à la page, pour ne surtout pas prendre le risque de rater quelque chose. C’est également une forme d’enfermement. Enfin, c’est là encore très personnel, beaucoup de gens gèrent ça parfaitement sereinement !!

    • poluux on 11 avril 2014 at 0 h 22 min

    Salut à tous,
    J’en profite que le boulot me laisse un peu tranquille pour déposer un petit message sur ce forum.

    Obligement nous propose toujours d’excellents sujets et leur travail et tout simplement extraordinaire, c’est avec beaucoup d’attention et de plaisir que j’ai lu cet article et je les en remercie.

    Armin Sander a évolué et je pense que nous avons tous évolués…
    Dans les années 90, l’Amiga était pour moi une station de travail et non une console de jeu, j’ai appris mon métier sur cette machine, les Mac et les PC de l’époque étaient tout simplement trop chers et trop nuls…Après la chute de commodore et pour des raisons professionnelles, j’ai dû me remettre en question, évoluer. A contre cœur, j’ai fait le passage sur PC, puis sur MAC…

    J’ai « oublié » l’Amiga pendant 14 ans…

    C’était une énorme erreur !… Depuis 2 ans j’essaye de rattraper le temps perdu, je redécouvre un monde que je pensais disparu à jamais et j’apprends même énormément de choses.

    Les archéologues et historiens aiment les vieux objets car ils racontent des histoires oubliées, notre machine préférée n’est pas encore à mettre dans un musée, je pense que l’Amiga et les Amigaistes ont encore de nombreuses histoires à écrire et à raconter, merci Obligement.

    Bonne soirée à tous !

  5. Je vous laisse quelques jours et voila que ca philosophe dans mon dos ?
    L’amiga est depuis trés longtemps « friendly » , c’est pas ça qui vous accroche ?

    • AmiDARK on 11 avril 2014 at 13 h 00 min

    DenisPaul :
    Personnellement, je pense que toute chose à une raison.
    Si l’on se raccroche à une « image » c’est qu’il y a quelque chose que l’on n’a pas expié… Il y a un travail de conscientisation à faire.

    Je considère notre société comme un « jeune enfant avide de savoir » … Mais qui oublie bien souvent « d’approfondir et de conscientiser » les choses.
    L’emballement de l’évolution techologique en est la preuve… Une console, un ordinateur n’est pas pleinement maîtrisé que de nouveaux composants apparaissent.

    Avec l’Amiga, il y a peut-être une volonté d’aller au plus profond des choses, apprendre et connaître au mieux que faire se peux un domaine.

    N’oublions pas que ce que nous faisons à l’extérieur …. n’est que le reflet de ce qu’il se passe à l’intérieur…

    Pour ma part je me raccrochais à l’idée de me « raccrocher à quelque chose »… Je ne détaillerai pas plus le sujet mais j’ai pris conscience que c’était un fardeau qui n’était pas le mien … et j’apprends à m’en détacher …
    Nous avons tous une « bonne » raison pour chacun de nos actes … Aussi positif ou négatif soient-ils … Car au final tout n’est que « point de vue » … Mais aux yeux de notre « âme » … tout est expérience … tout est découverte et développement… Tout est juste et à sa place 😉

    @+

  6. @draco2bordo
    Et oui ça devient AmigaImpact, café rétro-philosophique 😉

    @autres
    Je vois que je ne suis pas le seul à philosopher, c’est bien 🙂

    @mahen
    C’est très bien vu ce que tu dis : courir après les nouveautés est aussi une forme d’enfermement. Je n’y avais pas pensé.

    • Amitoo on 13 avril 2014 at 23 h 25 min

    Il faut voir qu’avec les débuts de la micro-informatique nous avons vécu une période absolument extraordinaire. Pourquoi ? Parce que nous avons eu droit à de réelles nouveautés. Avant ça n’existait pas, d’un coup il y avait une chose extraordinaire et en plus c’était accessible. Je pense que seules les générations qui ont connues l’arrivée du rock, de la voiture ou peut-être de l’avion ont eu un peu les mêmes sensations. Un saut quantique en quelque sorte. Quoique l’avion n’est pas un bien de grande consommation. Et en plus de ça, la plupart d’entre nous étaient jeunes, càd avec du temps et plein de rêves.

    Les générations d’aujourd’hui et nous même, ne connaissons que des améliorations de l’existant, rien de transcendant. Le smartphone n’est qu’un ordinateur miniaturisé.

    Du coup je pense qu’il est normal de se référer un petit peu à cette période de sensations bénites pour se détendre. Mais d’un autre côté il ne faut pas oublier que nous n’avons qu’une vie et que… nous sommes en temps limité.

    Alors si vous voulez avancer dans votre vie, évoluer, grandir et découvrir de nouvelles choses, il faut que l’expérience Amiga prenne très peu de place maintenant. Il faut vraiment essayer de faire des choses qui soient utiles aux autres et par là à vous même, qui vous fassent progresser. L’Amiga c’est la zone de confort, l’univers que l’on connait bien et il faut la dépasser, se mettre en danger (intellectuel), seul moyen de réellement progresser.

    • AmiDARK on 14 avril 2014 at 10 h 29 min

    @Amitoo : +1
    « utiles aux autres » +9.999999999999E?
    « se mettre en danger (intellectuel),  » +9.999999999999E?

    • AmiDARK on 14 avril 2014 at 10 h 29 min

    EDIT : et/ou se servir en plus de l’Amiga pour promouvoir ces pensées là 🙂

  7. Bah, l’Amiga nous permet de nous faire plaisir, mais ne constitue pas une « cause » en soi ; en tout cas plus maintenant. Il y a de nombreuses autres causes dans lesquelles s’investir selon ses propres sensibilités (et aujourd’hui plus que jamais vu le contexte !!!).

    • AmiDARK on 14 avril 2014 at 12 h 37 min

    Mahen : Une « cause » juste n’a pas besoin de toucher 100.000 personnes.
    Si de part notre présence, nos actes, notre Amour, nous arrivons à changer, a améliorer le destin de ne serait ce qu’1 personne. Ce sera déjà cela de gagné 😉

  8. @AmiDARK : je n’avais pas ce type de choses en tête mais c’est vrai !

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