demomaking
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@s4m:Je ne dis pas le contraire…
Sauf qu’aujourd’hui, avec l’avancée technologique et la communication informatique de masse (Internet), pour cette masse (je ne parle pas des initiés bien sûr) c’est de moins en moins évident de trouver de l’intérêt pour une démo (quand on voit les jeux 3D et films de synthèse d’aujourd’hui, tournant sur le moindre PCul)…
A la belle époque de l’Amiga (A500) et de ses démos (vers 1990), quasi tout le monde restait scotché devant une démo, car c’était du jamais vu pour cette masse (techniquement et artistiquement parlant).
(et ce, quelque soit le support de diffusion de la démo).
yoda:
tt à fait d’accord avec toi mais l’univers et le ressenti de quelques demos inoubliables quel que soit leur age surpassent de loin les critères trop limités des progrès techniques
sinon, en généralisant ce que tu dis sur d’autres mediums artistiques, les tableaux avant gardistes d’un picasso ou piccabbia par exemple ne serait plus aussi interressant depuis les toiles toshop ou contemporaines,ça marche aussi pour les films sur pellicule et en noir et blanc de bunuel, de fritzlang et j’en passe seraient devenus has been et sans interet face à un transformers avec tt pleins d’effets speciaux hallucinants?!
non, quel que soit l’époque de création, certaines demos n’ont pas besoin de milliards d’anims 3d super texturées avec des bx33 shaders of rock n roll pour toucher le spectateur:
ex: fetish (ozone) smokebomb ozone, les 3/4 des demos d’ephidrena (mortel, qui ont contribué à apporter un univers atypique pour le demomaking) etc…
perso, je trippait plus sur l’univers graphique, la musique, le rythme, le design plutôt que sur la 3d
http://www.s4mstudios.com
https://www.facebook.com/s4mstudios
Je suis moi aussi amateur de démo depuis que j’ai un Amiga. Dés le départ on distingue plusieurs cagégories de démos :
Celles qui enchainent les effets dans un but de démonstration technique, mais avec peu de design. Parfois une esthétique s’en dégage de part leur aspect « brut ».
Celles qui sont faibles techniquement mais qui utilisent une musique, un design, agréables visuellement mais plutôt tape à l’oeil et pas toujours de bon goût. Le résultat est souvent kitch et parfois étrange (par exemple une photo digitalisée utilisée en rotozoom), ce qui crée une esthétique particulières aux démos de part leur limitation. Je pense nottament à celle des Freezers avec leurs animations ultras rapides mais au contenu visuel trés pauvre textures trés pixelisées, couleurs flashy. L’esthétique démo ressort de la limitation. Dans ce sens les démos ECS et les premières AGA peuvent constituer un art, impressionantes à l’époque, aujourd’hui elles sont supplanté techniquement. On peut pourtant prendre plaisir à les regarder même si on n’est plus impressionés : il ne reste que l’essence de la démo une esthétique de la limitation.
Celles qui allient le code au design avec une grande homogénéité, cohérence. Mais qui peuvent se révéler ennuyeuses car trop propres et prétentieuses.
Les démos atmosphériques : Ephidrena, Sumea de Virtual Dreams. Chez Ephidrena (et aussi FIT et les traktors même si elles sont inférieures techniquement) il y a un gros effort pour destructurer l’image trois D et tous les visuels. On passe d’une esthétique pixel art ou toutes les images sont léchées à une image sale, des musiques torturées. Cela ne fonctionne que lorsque c’est bien fait.
Dans ce cas les codeurs rencontrent des limites par rapport à des effets qui ne seraient pas temps réel ou les mêmes effets sur des machines plus performantes. Dans ce cens je trouve que l’art vidéo expérimental et VJ en OpenGL va plus loin de plus qu’il produit des vidéos uniques avec moins d’efforts de programmation. Pour l’art et l’esthétique ce qui importe c’est plus le résultat que la performance technique.
Il reste l’art de programmer des machines obsolètes mais est-ce vraiment de l’art ou une simple performance? Le simple fruit de l’intellect ?
Les règles de la démo : fichiers de petites tailles, machines limitées peuvent être un frein si l’on ne considère que l’art visuel, mais aussi créer une esthétique propre aux démos, les artistes ont parfois besoin de contraintes.
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